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TIBET
Chronique d'un génocide oublié
Après le siècle des génocides, voici venu celui de l'alliance avec les bourreaux. En 1944, nos grands-parents ont combattu les nazis. En 2008, une partie d'entre nous, infime espérons-le, viendront se ranger aux côtés des pillards. La question cruciale qui se pose maintenant n'est pas de savoir si nous serons bénéficiaires de l'infamie : mais après cette colossale lâcheté de notre participation aux " jeux de la honte " en 2008 à Pékin, qui de l'histoire ou de la planète nous enverra le boomerang et nous adressera la première frappe ? A nous, fous que nous sommes, persuadés que nous pourrions impunément participer à l'extermination d'un peuple et à la destruction d'une grande nation, tout en occultant les valeurs fondamentales, dont a besoin l'humanité pour survivre…
En 2008, Pékin ne sera pas le rendez-vous des hommes d'honneur et des défenseurs de l'humanité. Elle sera le cadre des combinards de tout poil qui céderont à la facilité ; des collaborateurs des tyrans ; des indifférents devant la souffrance de tout un peuple otage ; d'égocentriques qui n'auront d'autre conscience, que celle du profit ou d'une gloire éphémère ; des apôtres de la déchéance de l'humanité, lesquels tiennent pour acquis le fait accompli, relèverait-il de la plus ignoble des barbaries ; et de tous ceux à qui l'histoire n'a rien appris. Ce sera le lieu où les lauriers de la honte et les médailles du renoncement seront délivrés à profusion, quelle que soit la composition du métal. La seule médaille d'or qui comptera à Pékin sera celle de l'opposition aux bourreaux chinois, du soutien inconditionnel au peuple tibétain, en un mot celle du courage. Et pour l'obtenir, il faudra être absent sur la terre des bourreaux. Cependant, cette absence sera synonyme de soutien pour les Tibétains et d'espoir pour l'humanité. Mais si l'humanité perd en 2008, les tyrans de Pékin pourront se réjouir :
" Nous avons transgressé comme jamais le droit international et les droits de l'homme et malgré cela, nous allons faire en sorte que l'ensemble de la communauté internationale vienne nous soutenir et enterrer définitivement le peuple tibétain en 2008, nous qui sommes ses bourreaux, car nous connaissons votre cupidité et c'est elle qui vous guidera et vous contraindra à accepter toutes nos exigences. Par ailleurs, les jeux constitueront pour vous un excellent entraînement : vous abandonnerez définitivement le peuple tibétain cette année-là, en nous accordant très officiellement ses matières premières que nous continuerons à piller, mais cette fois avec votre assentiment. Nous ne serons plus considérés comme des pillards, car votre soutien en 2008 ferait de vous les complices du pillage en question. Quant à l'extermination du reste du peuple tibétain, nous avons fait le plus gros du travail. Et nous nous occuperons de Taiwan en 2009, ou quelque temps après, sans que vous puissiez vous y opposer. Quels arguments pourriez-vous avancer pour sauver 36 000 km², alors que vous n'avez pas bougé le petit doigt pour 2 500 000 km² truffés de matières premières sur le Toit du monde qui ne nous appartenait pas avant 1950 ? Après 2008, vous ne pourrez plus jamais contester notre droit de propriété sur le territoire tibétain que nous sommes en train de coloniser au mépris de la justice, de la liberté et de la démocratie… "
Nous saurons en 2008 si nous n'avons rien appris de l'histoire ! Et croire que ce qui se passe au cœur du Tibet occupé ne nous concerne en rien, est une ineptie de la taille de la planète Jupiter. L'histoire ne nous pardonnera pas cette dernière lâcheté, qui consisterait à apporter le soutien de l'ensemble de la communauté internationale aux bourreaux d'un peuple pacifique.
Pourquoi les jeux de la honte ?
Européen d'origine française, Päldèn PANJSHIR s'est élevé contre l'injustice qui consiste à confier la flamme olympique en 2008 aux bourreaux du peuple tibétain. Il s'est engagé en mémoire des esprits éclairés, des êtres foncièrement bons et pacifiques qui auraient tant apporté à la nation tibétaine et à l'humanité, s'ils n'avaient été happés par la cruauté de l'occupant chinois.
Car il est vrai que s'opposer à l'extermination du peuple le plus pacifique de la terre demande de l'engagement. Beaucoup croient miser sur le bon canasson, en jouant les tyrans de Pékin gagnants. Ils ne croient guère aux chances des démocraties tibétaine et chinoise. Aussi misent-ils sur les perspectives de profit à court terme, offertes par les tenants de la " bourreaucratie " chinoise.
L'auteur ne va pas dans le sens de ceux qui demandent aux bourreaux de bien vouloir prendre soin de leurs victimes, tout en les priant respectueusement de bien vouloir accorder au peuple tibétain un semblant d'autonomie. Il sait que ce serait un soulagement pour les tortionnaires du peuple tibétain si les idées de ce livre n'étaient pas répandues. Car si les assassins du XIe Panchen Lama remportent en 2008 le triomphe qu'ils ne méritent pas, il est probable que l'extermination du peuple tibétain ira à son terme dans l'indifférence générale.
Soutenir l'infortuné peuple tibétain oblige nécessairement à souligner la complicité née de la cupidité des uns et les lâchetés des autres. Cela revient à mettre en lumière le droit international bafoué et les exactions constantes et réitérées des tortionnaires, en matière de droits de l'homme.
Pour notre part, notre priorité affichée est de secourir l'infortuné peuple tibétain opprimé et spolié sur sa terre légitime. Nous n'avons que faire de ménager les bourreaux/pillards exerçant leur cruauté depuis cinquante-six ans au " Pays des neiges ". Nous n'avons aucun Airbus à leur vendre, aucun réacteur nucléaire et si nous en avions, nous chercherions des clients plus présentables.
Nous sommes persuadés que la fin des systèmes totalitaires va dans le sens de l'histoire. Tout ce qui retarde leur déchéance relève de la négation de l'humanité. Pour nous qui allons léguer une probable catastrophe écologique aux générations futures (Effets du réchauffement climatique, gestion des déchets nucléaires pendant les prochains millénaires), ce combat s'annonce d'autant plus vital.
Päldèn PANJSHIR recherche un éditeur convaincu par la nécessité de défendre le droit international et les droits de l'homme.
La non édition de TIBET
Chronique d'un génocide oublié serait une pierre de plus pour assurer le triomphe des bourreaux et hélas hâter l'extermination du peuple tibétain. Force est de constater que le refus d'éditer cet ouvrage va dans le sens des tyrans de Pékin.
De l'Archipel
Arthaud
Calmann-Lévy
Le cherche midi
Danger public
First
Flammarion
Odile Jacob
Karthala
Michel Lafon
Robert Laffont
JC Lattès
Michalon
Presses de la Cité
Ramsay
De la Renaissance
Du Rocher
Du Seuil
Stock
La table ronde
XO
Pour l'heure il n'a reçu que des réponses d'éditeurs pour qui la survie du peuple tibétain ne correspond pas au programme éditorial et pour qui la vie sans intérêt d'une star préfabriquée de la réalité, les idées xénophobes d'un politicien, ou encore les états d'âmes de celle qui valse avec les bourreaux, sont davantage en harmonie avec la ligne éditoriale de la maison. Autant de sujets jugés plus vendeurs que l'extermination très actuelle du peuple le plus pacifique de la terre.
Or, le thème de cet ouvrage est tellement vital pour la survie du peuple tibétain qu'il est considéré par la C.E.L.T. comme un outil capital, afin de mettre un terme à la colonisation chinoise au Tibet et qui sait faire naître la démocratie en Chine. C'est pourquoi la C.E.L.T. ne manquera pas de faire connaître à ses adhérents et aux internautes le nom de l'éditeur courageux, qui se démarquera de ceux qui ont refusé de s'impliquer dans ce combat vital pour le Tibet, comme pour l'humanité.
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Cet ouvrage vient à l'appui des nombreuses actions menées par notre association, laquelle s'est mise au service du peuple tibétain. Voici pourquoi la CELT soutiendra toute initiative permettant l'édition et une large diffusion des idées contenues dans cet ouvrage.
Titre : TIBET
Chronique d'un génocide oublié
Nom d'auteur : Päldèn PANJSHIR
Synopsis
Depuis son invasion par la dictature chinoise en 1950, le peuple tibétain est spolié, opprimé et son extermination s'accélère. Le territoire de la nation tibétaine équivalant à quinze pays de l'Union européenne, de l'Irlande à l'Italie, du Portugal à la République Tchèque, est occupé et pillé par quinze millions de colons chinois, pendant que cinq millions de Tibétains tentent désespérément de survivre dans les trois grandes provinces tibétaines occupées. Ce territoire est immense, le pillage de ses matières premières également.
Sans le génocide, les massacres, les avortements et stérilisations forcés à grande échelle, il est probable que le peuple tibétain compterait aujourd'hui quinze millions d'âmes évoluant dans une démocratie moderne. Au lieu de cela, les survivants de ce peuple pacifique voué à une disparition certaine, faute d'un sursaut de la communauté internationale, sont condamnés à être minoritaire sur leur propre terre, à subir les injustices de l'occupant chinois et à accepter une dégradation accélérée de son environnement.
Les impérialistes chinois ont importé au Pays des Neiges le pillage, l'armée d'occupation et ses missiles nucléaires, les déchets nucléaires, la prostitution à grande échelle, la spéculation immobilière, la négation de la culture originelle du Tibet. Devant l'ampleur de l'injustice, de nombreuses initiatives, des associations ont vu le jour partout dans le monde. Hélas, il n'y a pas d'union de la résistance à la colonisation chinoise au Tibet. Et pendant ce temps, des centaines de millions de consommateurs apportent la prospérité aux bourreaux et toujours plus de moyens, lesquels contribuent à asphyxier l'infortuné peuple tibétain.
Il est maintenant devenu évident que chaque euro, chaque dollar investi dans les produits "made in dictature" accroît la puissance du plus grand système totalitaire de la planète et retarde la démocratie en Chine et la libération de l'infortuné peuple tibétain. Ce mécanisme entraîne une aggravation du réchauffement climatique, les délocalisations, tout en apportant davantage de prospérité et de puissance à l'occupant/pillard chinois, lequel se livre à la colonisation illégale et illégitime du Tibet.
Les entreprises délocalisant en Chine soutiennent l'un des derniers anachronismes géopolitiques que représente la colonisation chinoise au Tibet. En agissant ainsi, ceux qui placent le profit avant toute autre considération démontrent qu'ils n'ont rien retenu de l'histoire.
Si la fin des systèmes totalitaires va dans le sens de l'histoire, tout ce qui retarde leur déchéance relève de la négation de l'humanité. Pour nous qui allons léguer une probable catastrophe écologique aux générations futures (Effets du réchauffement climatique, gestion des déchets nucléaires pendant les prochains millénaires), ce combat s'annonce d'autant plus vital.
La collaboration avec les bourreaux chinois prolonge l'occupation injuste au Tibet. Mais cela, les complices plus avides que jamais n'en ont cure. La souffrance du peuple tibétain ne figure pas dans leurs stocks et encore moins au registre de leur conscience.
En attribuant la flamme olympique à la dictature chinoise, des individus sans conscience ont accepté ce qui se fait de pire en matière de non droit à l'échelle d'une nation. Comme la neige qui tombe efface les traces sur le sol, chaque encouragement envoyé au régime dictatorial de Pékin tend à faire s'estomper l'existence d'une grande nation, laquelle attend, en vain jusqu'à ce jour, le rétablissement du droit international, le retour de son indépendance et d'une liberté recouvrée.
Ce peuple attend sa libération depuis plus d'un demi-siècle. Ceux qui défendront cette justice-là ne pourront pas s'asseoir à la table du banquet de Pékin organisé par les bourreaux en 2008.
Or, la nation tibétaine n'est vouée à une disparition définitive, que si l'ensemble de la communauté internationale n'entérine le forfait de l'envahisseur chinois. Elle s'apprête à réaliser cette infamie à Pékin à l'occasion des " jeux de la honte " en 2008. Mais elle peut encore refuser avec force le statut de complice des bourreaux du peuple tibétain.
Seule, notre complicité active ou passive est susceptible d'apporter sur un plateau, triomphe et reconnaissance aux bourreaux, tout en permettant la poursuite de l'extermination du peuple tibétain. Nous disposons de cette rare opportunité de pouvoir participer indirectement à un génocide en cours, tout en ignorant leurs ignobles forfaits : invasion et occupation pendant près de six décennies du territoire tibétain, crimes contre l'humanité, génocide du peuple tibétain, crimes de guerre, pillage ininterrompu depuis le début de l'occupation en 1950. Nous apprenons parfois après coup que l'homme est capable de faire les pires des saloperies. Mais pour ce qui nous occupe, la question est de savoir s'il est capable d'en faire une délibérément et en toute connaissance de cause, le tout à la face du monde et devant l'histoire qui va le juger. C'est un très mauvais augure pour ce XXIe siècle lourd de menaces : en 2008, la civilisation s'apprête à venir rendre hommage à la barbarie et à la colonisation la plus féroce.
Ce qui est historiquement indiscutable, c'est que les Chinois sont chez eux au Tibet… comme les Russes étaient chez eux en Tchécoslovaquie ou en Afghanistan, comme les Britanniques étaient chez eux en Inde et au Canada, comme les Français étaient chez eux dans les pays d'Afrique qu'ils colonisaient, comme les Américains étaient chez eux, lorsqu'ils " protégeaient " les Vietnamiens du communisme. Tous ont vidé les lieux. En conséquence, il ne reste plus maintenant à la communauté internationale qu'à pousser l'A.I.O. (Armée Impérialiste d'Occupation) et les colons vers la sortie.
Il ne fait pas le moindre doute que l'occupant chinois est prêt à tout pour conserver son butin et ne lâchera prise que lorsque la communauté internationale se sera éveillée ; et lorsqu'elle lui fera comprendre tout le bénéfice qu'il pourrait tirer du respect du droit international et tout ce qu'il pourrait perdre à poursuivre obstinément oppression et pillage.
Il est vrai que la lâcheté est unanime au sein des gouvernements occidentaux, sans la moindre exception, unanimité d'où est bannie la plus infime parcelle de courage politique. Pas un Etat, pas même un minuscule îlot qui disparaîtra bientôt dans le Pacifique, suite aux effets du réchauffement de la planète et qui n'aurait rien à perdre en se démarquant de la lâcheté internationale, pas un ne prend parti pour le peuple tibétain contre son envahisseur ! L'infamie est totale ! Il n'existe pas de terme dans aucun dictionnaire pour définir l'ampleur de ce scandale. Voilà pourquoi des politiciens professionnels, tel Chirac en France, prolifèrent en manipulant leurs opinions publiques, en expliquant la main sur le cœur que l'amitié franco-chinoise est une nécessité. Il s'agit là de pragmatisme, de réalisme politique et économique, disent-ils. Il faut être réellement un indécrottable naïf pour envisager une autre solution que la collaboration avec les tyrans.
Le peuple tibétain et ses traditions sont comme ces tribus indiennes ou ces espèces animales qui doivent disparaître, parce qu'elles entravent le commerce du bois.
Le plus aberrant est qu'en cédant constamment au chantage économique de Pékin, les gouvernements occidentaux creusent leur propre tombe, celle de l'économie de leur pays.
Les dirigeants chinois savent à qui ils ont affaire : ils invitent d'ailleurs les investisseurs étrangers à venir investir leurs capitaux dans l'ouest, tout comme ils l'ont fait dans les régions côtières, il y a vingt ans. Ce qui revient à dire que ces messieurs sont invités à participer au pillage du territoire tibétain et à accentuer le processus de colonisation. Le pire de tout est que ces dirigeants, élus notamment pour défendre la démocratie, ont renoncé à défendre le droit international et les droits de l'homme, jugeant à notre place que la course au profit devait primer sur le droit. Ils parviennent à fermer les yeux sur les atrocités et à dormir du sommeil du lâche, tout cela afin de parvenir à signer un contrat d'implantation d'une centrale nucléaire, ou la vente de quelques avions.
Et dans cet autre monde vers lequel l'horloge nous rapproche à grandes enjambées, les produits chinois seront-ils également meilleur marché ? Serons-nous récompensés d'avoir délibérément abandonné en 2008 le peuple tibétain à son triste sort ?
Il est utile de rappeler ici que l'Arménie n'est plus contrainte de vivre sous la domination de l'auteur turc du génocide. Les juifs non plus, les tutsis non plus, le peuple cambodgien pas davantage. Les Tibétains, quant à eux, ont droit à un traitement de " faveur ". Pour eux, le calvaire est sans fin et encouragé par les complices occidentaux qui viendront en 2008 chez les bourreaux, afin de les applaudir et d'en tirer les bénéfices. Aujourd'hui, les tyrans s'efforcent d'apparaître comme des dirigeants présentables. Mais si les tortionnaires actuels n'étaient pas les mêmes que les bourreaux d'alors, ils n'auraient pas rajouté le trafic d'organes à leur panoplie et s'empresseraient de mettre un terme au pillage du territoire tibétain, mettraient fin à l'occupation en se retirant sur le champ et entameraient l'indemnisation de leurs victimes.
Il convient d'appeler un chat, un chat : participer en tant qu'acteur économique ou sportif, ou en spectateur aux " Jeux de la honte " à Pékin en 2008, fera inévitablement de nous des complices de la plus grande, la plus terrifiante et plus ancienne dictature de la planète. Imaginez ce qu'auraient pu ressentir les détenus des camps de concentration, s'ils avaient dû subir en 1945 l'horreur suprême de voir les soldats alliés, au lieu de les libérer, prêter main forte à leurs gardes-chiourme nazis pour achever la solution finale. C'est pourtant ce que s'apprête à faire la communauté internationale, en se rendant à Pékin en 2008.
Les yeux embrumés par la cupidité, les acteurs politiques et économiques du monde libre pratiquent la politique de la " sourde oreille " à l'égard du sort réservé à l'infortuné peuple tibétain et s'apprête à participer aux jeux de la honte à Pékin en 2008. Parce que le business avec les bourreaux est en jeu. Parce que les profits des actionnaires pèsent très lourd dans la balance, parce qu'il est plus facile de venir au secours du plus puissant et du mieux armé… Et la puissance des tyrans a toujours été liée à la faiblesse et au manque de détermination de ceux qui pouvaient s'y opposer.
Pour l'heure, il est vrai que la cause tibétaine en 2008 sera tout aussi désespérée que l'idée de liberté et de démocratie ne l'était en Europe en 1941.La nation tibétaine est perdue si l'humanité ne se réveille pas. Elle le sera si nous laissons le champ libre à la collaboration active ou passive avec les bourreaux. Ou encore, si seuls ceux qui ont renoncé à rétablir le droit international et les droits de l'homme sur le Toit du monde, patrimoine de l'humanité, sont écoutés et entendus au-delà des espérances de l'occupant chinois. Dans cette affaire, il n'y aura aucun sauveur providentiel. Des millions d'êtres humains interviendront pour secourir la nation tibétaine… ou resteront muets et indifférents devant le sort réservé au Tibet occupé et à l'humanité toute entière, dont fait partie l'infortuné peuple tibétain. Nous ne savons peut-être pas encore ce que nous allons faire, mais nous savons comment agir. La Seconde Guerre mondiale a révélé les " Justes ". Fasse que 2008 ne révèle pas les " Injustes ". Pour le business, le monde libre se rangera délibérément aux côtés de la tyrannie, en tentant de passer l'éponge après la boucherie, au nom d'une politique à court terme et à courte vue. En 1942, il s'alliait au système totalitaire de Staline pour abattre l'hydre nazie. Les uniformes verts ont remplacé les uniformes noirs. Et pour la première fois, le monde libre et démocratique s'apprête à aider les bourreaux à achever l'extermination d'un peuple pacifique, aspirant au retour de sa liberté et à la démocratie. Aurions-nous soutenu l'effort de guerre nazi ? Notre attitude à Pékin en 2008, envers les bourreaux du peuple tibétain, nous éclairera sur ce point.
A Pékin les sportifs participeront pour l'amour du sport, pour l'argent ou pour la gloire. Cependant, en arrière-plan, cette participation rendra un immense service à la dictature chinoise, à sa recherche de respectabilité. Tout participant à ces jeux légitimera les exactions passées, présentes et à venir de la tyrannie, tout en lui ouvrant les portes pour toute action néfaste à venir, qui porterait à nouveau atteinte aux droits de l'homme et au droit international. Si les assassins du XIe Panchen Lama remportent en 2008 le triomphe qu'ils ne méritent pas, il est probable que l'extermination du peuple tibétain ira à son terme dans l'indifférence générale.
" L'essentiel est de participer ", a dit le baron de Coubertin, initiateur des jeux de l'ère moderne. Dans le cas qui nous occupe, ce qui s 'avèrera fondamental sera de répondre NON ! Et donc de ne pas cautionner l'œuvre néfaste des bourreaux en participant A LEURS JEUX ! En 2008, l'important sera de ne pas participer aux " jeux de la honte " à la gloire des bourreaux du peuple tibétain.
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